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Comment reconnaître les courbatures chez le cheval et l’aider à bien récupérer ?

Après une séance de travail, une compétition ou même une balade plus soutenue, votre cheval peut montrer des signes de raideur ou d’inconfort. Comme nous, il peut souffrir de courbatures. Ces douleurs musculaires bénignes sont courantes, mais elles peuvent impacter son bien-être et ses performances si elles ne sont pas bien prises en charge.

Après une séance de travail, une compétition ou même une balade plus soutenue, votre cheval peut montrer des signes de raideur ou d’inconfort. Comme nous, il peut souffrir de courbatures.
Ces douleurs musculaires bénignes sont courantes, mais elles peuvent impacter son bien-être et ses performances si elles ne sont pas bien prises en charge. Alors, comment les reconnaître, les prévenir et surtout, aider votre cheval à bien récupérer ?

Qu’est-ce qu’une courbature chez le cheval ?

Les courbatures sont dues à de petites lésions dans les fibres musculaires, souvent provoquées par un effort intense, inhabituel ou mal préparé.

Elles se traduisent par :

• une raideur musculaire ;
• une réticence à bouger ou à effectuer certains mouvements ;
• un changement de comportement (nervosité, lenteur, refus de travailler) ;
• des muscles plus tendus ou douloureux au toucher.

Attention à ne pas les confondre avec une blessure plus sérieuse (claquage, déchirure). Si la douleur est forte ou persistante, il vaut mieux consulter un vétérinaire.

Pourquoi surviennent-elles ?

Les causes les plus fréquentes :

• un effort trop intense, sans préparation progressive ;
• un changement brutal de rythme, après une période de repos par exemple ;
• une mauvaise adaptation du travail à la morphologie du cheval ;
• un échauffement ou un retour au calme insuffisant.

Autrement dit, même avec un bon entraînement, des erreurs dans la gestion de l’effort peuvent entraîner l’apparition de courbatures.

Comment favoriser la récupération musculaire du cheval ?

La récupération est essentielle pour éviter que les courbatures ne s’installent et pour permettre au cheval de retrouver son confort.

Un repos actif

On évite le repos total, sauf en cas de douleur importante. Mieux vaut proposer des balades tranquilles ou des mouvements légers pour stimuler la circulation et éliminer les toxines.

L’échauffement et le retour au calme

Toujours commencer chaque séance par un échauffement progressif (pas, trot léger, assouplissements). Et finir par quelques minutes de travail doux pour détendre les muscles.

L’hydratation et l’alimentation

Un cheval bien hydraté et bien nourri récupère mieux. L’eau doit être disponible en permanence, et l’alimentation équilibrée, avec un bon apport en protéines, magnésium et potassium. Des compléments peuvent être utiles selon les besoins.

Pour en savoir plus :

Alimentation du cheval : comprendre son système gastro-intestinal

Les massages et les étirements

Le massage permet de détendre les muscles et de relancer la circulation. Les étirements doux (guidés par un professionnel ou après formation) sont aussi très bénéfiques après l’effort.

Pour en savoir plus :

Stretching du cheval : bienfaits et techniques pour améliorer sa souplesse musculaire

La thermothérapie

La chaleur, utilisée à bon escient, peut aider à relâcher les tensions.
Attention cependant : pas juste après l’effort. On attend plusieurs heures, voire le lendemain, avant d’appliquer de la chaleur (bain chaud, couverture chauffante…).

L’appui du vétérinaire équin

Si les courbatures sont fréquentes ou sévères, un vétérinaire pourra proposer un traitement adapté (anti-inflammatoires, électrothérapie, ostéopathie…).

Courbatures du cheval : prévenir plutôt que guérir

Progressivité
Augmentez l’intensité des entraînements petit à petit. Introduisez de nouveaux exercices progressivement, et alternez les séances exigeantes avec des sorties plus légères.

Routine d’échauffement
Ne négligez jamais les 10 à 15 premières minutes de chaque séance. C’est là que vous préparez les muscles à l’effort. De même, n’arrêtez pas une séance brutalement.

Surveillance du matériel

Une selle mal ajustée ou des fers inadaptés peuvent générer des tensions musculaires. Un matériel adapté à la morphologie et à la discipline du cheval est essentiel.

Repos bien géré
Un cheval a besoin de récupérer. Intégrez des jours de repos ou des séances « détente » dans la semaine pour éviter la surcharge musculaire.

La myologie du cheval, pour aller plus loin

Vous souhaitez aller plus loin sur le bien-être musculaire, la récupération et les soins naturels à apporter à votre cheval ?

Le livre de Julia Prével regorge d’informations pratiques, de conseils et d’explications pour vous aider à mieux comprendre et accompagner votre cheval dans son quotidien.